Sur le Web, ces 30 derniers jours

vendredi 20 octobre 2017

  • PPCR : lettre au premier ministre

    Monsieur Edouard PHILIPPE
    Premier Ministre

    Les Lilas le 20 octobre 2017

    Monsieur le Premier Ministre,
    Lors du rendez-vous salarial du 16 octobre dernier, le Ministre de l'Action et des Comptes Publics a annoncé le report d'un an de l'ensemble des mesures 2018 issues du protocole « Parcours Professionnel, Carrières et Rémunérations ».

    Cette décision est inadmissible pour la FSU.

    Si elle devait être mise en oeuvre, elle constituerait une rupture de confiance dans la parole de l'État et augurerait mal d'un dialogue social de qualité. Pour la FSU, cela serait un très mauvais signal envoyé aux personnels dont l'engagement au service de l'Etat, des collectivités territoriales et dans les hôpitaux n'est pas à démontrer et constitue une richesse essentielle pour la France, pour chacune et chacun.

    Un tel report contribuerait à dégrader de nouveau le pouvoir d'achat des agent.e.s, déjà mis à mal par l'annonce d'un nouveau gel de la valeur du point d'indice.
    Cette décision revient en effet à remettre en cause la nécessité de revaloriser les carrières de la Fonction publique.

    Pour la FSU, le protocole « Parcours Professionnel, Carrières et Rémunérations » constitue un premier pas dans l'amélioration des carrières et la reconnaissance des qualifications et de l'investissement des personnels. Alors que le pouvoir d'achat des agent.e.s n'a cessé de se dégrader les dernières années, les agent.e.s de la Fonction publique ont besoin d'être conforté-es dans leur rôle et leurs missions. Décider de décaler ce calendrier est une mesure totalement incomprise.

    Cette décision, si elle était maintenue, est non seulement injuste mais également inefficace. En effet, qui peut croire que cette mesure nuirait au redressement des finances publiques ?
    Pour toutes ces raisons, Monsieur le Premier Ministre, la FSU vous demande, une nouvelle fois, solennellement, de revenir sur cette décision.

    Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l'expression de mes salutations respectueuses.

    Bernadette Groison
    Secrétaire Générale


jeudi 19 octobre 2017

  • Contractuel-les de la Fonction publique : connaître ses droits, lutter pour les défendre

    Stage syndical national FSU les 7 et 8 novembre 2017

    • information sur les principaux droits et devoirs des contractuels dans la Fonction Publique,
    • bilan des conditions d'emploi des contractuels,
    • projets du gouvernement
    • principales revendications



    Un rassemblement sera organisé et une audience sera demandée au Ministère de l'Action et des Comptes Publics

    Il est donc important qu'un grand nombre de contractuels participent à ces journées :

    • pour pouvoir s'informer mais aussi témoigner de la réalité de leurs conditions de travail et d'emploi
    • pour que les demandes immédiates des non titulaires soient portées ensuite devant le gouvernement.
    • pour donner à voir la mobilisation des non titulaires, leur combat pour des conditions de travail plus justes

    Aujourd'hui, un agent sur cinq n'est toujours pas titulaire.
    Le dispositif de la loi Sauvadet, bien que très insuffisant, n'est même pas assuré d'être prolongé.
    Qu'ils soient contractuels de droit public, recrutés en CUI ou même encore fonctionnaires à temps incomplet dans le versant territorial, recrutés sur des fonctions normalement assurées par des fonctionnaires ou sur des fonctions uniquement mises en œuvre par le biais de contrat, les conditions d'emploi et de rémunération placent souvent ces agents dans une situation insupportable à laquelle la FSU ne se résout pas.

    POUR S'INSCRIRE au stage syndical : http://formation.fsu.fr/

  • La FSU condamne l'attentat en Somalie

    Les habitant-es de la capitale somalienne Mogadiscio ont subi, le 14 octobre, le pire attentat de leur histoire, provoquant au moins trois cents morts et des centaines de blessés, le bilan étant provisoire.

    Non revendiqué jusqu'à présent, cet attentat au camion piégé, perpétré dans un quartier commerçant très fréquenté, est attribué par les autorités somaliennes au groupe terroriste des Chabab, lié à Al Qaïda.

    Le président, Mohamed Abdullahi Mohamed, avait été élu en février dernier, de retour d'exil, suscitant l'espoir d'une amélioration de la situation dans le pays.

    L'AMISOM (Mission de l'Union Africaine en Somalie), chargée de contrôler le territoire, est la cible de fréquentes attaques des Chabab qui volent des quantités importantes d'armes et d'explosifs pour réaliser leurs actions terroristes, ce qui explique l'ampleur inédite de l'attaque.

    La FSU apporte son soutien à la population somalienne, qui a manifesté son refus du terrorisme et de la violence en descendant dans la rue, et qui fait preuve d'une solidarité exemplaire avec les victimes hospitalisées et les familles en deuil.

    Face à l'idéologie obscurantiste, totalitaire et barbare, la FSU n'a de cesse de rappeler son attachement aux valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité.

    Les Lilas le 19 octobre 2017


mardi 17 octobre 2017

  • Partout, faire reculer la misère !

    Aujourd'hui, c'est la 30ème journée mondiale du refus de la misère.

    En France, selon l'Insee, ce sont 8,8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Plus d'un million de retraité-es et près de 3 millions d'enfants et de jeunes. C'est insupportable et inadmissible dans un pays qui, en 20 ans, a multiplié par deux ses richesses produites.

    Il s'agit aujourd'hui de porter des alternatives pour changer le cours des choses : santé, éducation, emploi, formation, fiscalité, logement, culture… Et la FSU tient à saluer le travail des agent-es public.que.s (travailleuses et travailleurs sociaux, enseignant-es, éducateurs et éducatrices, agent-es de la santé, dans les territoires…) qui sont quotidiennement au contact de populations de plus en plus paupérisées. Elle s'inquiète de l'orientation actuelle du budget qui ne prévoie pas les investissements nécessaires pour permettre aux services publics et à la Fonction publique de jouer tout son rôle.

    Avec ATD Quart Monde, la FSU s'engage pour faire changer les choses. Elle participe aux diverses initiatives organisées pour faire connaître cette réalité.

    Comme ATD Quart Monde, elle se félicite du lancement de cette consultation. Mais il s'agira de se donner les moyens d'agir réellement contre la pauvreté en s'attaquant aux causes et en débloquant les moyens financiers nécessaires à une telle politique sur le long terme.

    La FSU rappelle ce que disait Joseph Wresinski, initiateur de cette journée : « Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré. ».

    Une nécessité pour toutes et tous, pour faire vivre la solidarité, la justice sociale et la démocratie.

    Les Lilas le 17 octobre 2017


  • Fonction Publique : un non rendez-vous salarial

    Lors du rendez vous salarial de ce jour, le Ministre a confirmé nos inquiétudes : gel du point d'indice, jour de carence, report d'un an à partir de janvier 2018 de l'application des mesures issues du cycle de discussions « PPCR » : sur ce dernier point, la décision brutale de revenir sur cet accord salarial, annoncée officiellement aujourd'hui, constitue une rupture de la parole de l'Etat qui ne figurait même pas au programme du candidat Emmanuel Macron. L'ensemble des décisions confirment la dégradation prévisible du pouvoir d'achat et des carrières des fonctionnaires.

    Il aura fallu maintes interventions et la mobilisation des agents pour que le ministre annonce que l'augmentation de la CSG serait strictement compensée pour les fonctionnaires, y compris pour les nouveaux recrutés, petite avancée mais qui ne correspond pas à la promesse d'Emmanuel Macron d'augmenter leur pouvoir d'achat à cette occasion. Le Ministre a aussi annoncé la reconduction de la prime dite « GIPA », maigre compensation pour les agent-es ayant subi une perte de pouvoir d'achat entre 2012 et 2016 : c'est donc bien le moins !

    Pour tout le reste, aucune réponse n'a été apportée à nos demandes. En outre, le Ministre renvoie aux mutuelles la responsabilité éventuelle d'une compensation du jour de carence, ce qui entérinerait cette mesure injuste pour les agent-es et reporterait in fine le coût sur les cotisations.

    Le Ministre de l'Action et des Comptes Publics ne répond pas aux demandes portées par les personnels en grève et dans les manifestations le 10 octobre. La FSU a réaffirmé son opposition à cette politique salariale désastreuse qui augure bien mal de la reconnaissance des plus de 5 millions d'agents de la Fonction Publique.

    Elle portera, la nécessité que les fédérations de fonctionnaires se retrouvent pour trouver les moyens, dans les suites de ce que les agents ont exprimé le 10 octobre dernier, d'obtenir une réorientation de cette politique.

    Les Lilas le 16 octobre 2017


  • Fonction Publique : un non rendez-vous salarial

    Lors du rendez vous salarial de ce jour, le Ministre a confirmé nos inquiétudes : gel du point d'indice, jour de carence, report d'un an à partir de janvier 2018 de l'application des mesures issues du cycle de discussions « PPCR » : sur ce dernier point, la décision brutale de revenir sur cet accord salarial, annoncée officiellement aujourd'hui, constitue une rupture de la parole de l'Etat qui ne figurait même pas au programme du candidat Emmanuel Macron. L'ensemble des décisions confirment la dégradation prévisible du pouvoir d'achat et des carrières des fonctionnaires.

    Il aura fallu maintes interventions et la mobilisation des agents pour que le ministre annonce que l'augmentation de la CSG serait strictement compensée pour les fonctionnaires, y compris pour les nouveaux recrutés, petite avancée mais qui ne correspond pas à la promesse d'Emmanuel Macron d'augmenter leur pouvoir d'achat à cette occasion. Le Ministre a aussi annoncé la reconduction de la prime dite « GIPA », maigre compensation pour les agent-es ayant subi une perte de pouvoir d'achat entre 2012 et 2016 : c'est donc bien le moins !

    Pour tout le reste, aucune réponse n'a été apportée à nos demandes. En outre, le Ministre renvoie aux mutuelles la responsabilité éventuelle d'une compensation du jour de carence, ce qui entérinerait cette mesure injuste pour les agent-es et reporterait in fine le coût sur les cotisations.

    Le Ministre de l'Action et des Comptes Publics ne répond pas aux demandes portées par les personnels en grève et dans les manifestations le 10 octobre. La FSU a réaffirmé son opposition à cette politique salariale désastreuse qui augure bien mal de la reconnaissance des plus de 5 millions d'agents de la Fonction Publique.

    Elle portera, la nécessité que les fédérations de fonctionnaires se retrouvent pour trouver les moyens, dans les suites de ce que les agents ont exprimé le 10 octobre dernier, d'obtenir une réorientation de cette politique.


lundi 16 octobre 2017

  • Austérité confirmée dans le PLFSS 2018

    Le premier projet de loi de financement de la sécurité sociale du gouvernement est placé sous le sceau de la réduction des déficits des comptes sociaux au lieu de chercher à satisfaire les besoins. En dehors de quelques rares mesures bienvenues (augmentation du minimum vieillesse), ce projet de budget tourne le dos aux principes fondateurs de la sécurité sociale et met en danger l'avenir de notre système de protection sociale.

    Le glissement de cotisations salariales vers la CSG relève d'une logique de fiscalisation du financement de la sécurité sociale alors que de nouvelles exonérations ou allègements de cotisations patronales sont programmées. La FSU conteste cette orientation.
    En effet, la suppression des cotisations salariales (maladie et chômage) en contrepartie d'une augmentation de la CSG de 1,7 % a été présentée par E.Macron lors de sa campagne comme une mesure de soutien du pouvoir d'achat des actifs. Or, cette suppression n'interviendra pleinement qu'en octobre 2018 pour les salariés du privé alors que la CSG augmentera en une seule fois dès janvier.
    Les retraités dont la pension dépasse 1 394 € par mois seront fortement pénalisés par l'augmentation de leur CSG. C'est d'autant plus inadmissible qu'ils auront dans le même temps, comme tous les autres retraités, une autre dégradation de leur pouvoir d'achat à travers le gel des pensions en 2018 et la revalorisation reportée au 1er janvier 2019.
    Pour les fonctionnaires, la Fsu attend qu'au rendez-vous salarial de ce jour le gouvernement présente une mesure conforme à ses engagements.

    En ce qui concerne la branche famille, les améliorations prévues sont bien modestes et se limitent aux familles les plus fragiles. Alors que nombre de familles seront pénalisées par la baisse conjuguée du montant de l'allocation de base de la PAJE et du plafond de ressources. Cela nuira à l'égalité femmes/hommes et à l'emploi. La Fsu regrette que l'on s'éloigne un peu plus du principe d'universalité des prestations familiales.

    Légèrement revu à la hausse, l'objectif national de dépenses d'assurance maladie (ONDAM) est très en deçà de l'augmentation tendancielle des dépenses (+ 4,5%). Le gouvernement impose ainsi de nouvelles économies dans le domaine de la santé (- 4,2 Mds €) alors que notre système de soins est dégradé, que les besoins augmentent et que les inégalités se creusent dans l'accès aux soins. Quant à l'augmentation de 2 € du forfait journalier hospitalier, elle pénalisera l'ensemble des assurés sociaux qui verront augmenter leur cotisation de complémentaire santé ou leur reste à charge.

    Pour la FSU, il est urgent de reconquérir une sécurité sociale de haut niveau pour toutes et tous. Les moyens financiers existent pour y parvenir.

    Les Lilas le 16 octobre 2017


jeudi 12 octobre 2017

  • Les organisations syndicales de la fonction publique CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CGC, FAFP, se félicitent de la forte mobilisation des agent.e.s de la fonction publique.

    Les organisations syndicales de la fonction publique CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CGC, FAFP, se félicitent de la forte mobilisation des agent.e.s de la fonction publique.
    Avec près de 400 000 manifestant.e.s sur l'ensemble du territoire et un nombre important de grévistes dans les trois versants de la FP, ce sont un mécontentement et une forte inquiétude qui se sont exprimés.
    Il n'y avait pas eu une telle mobilisation depuis 2007.
    Désormais, la balle est dans le camp du gouvernement. Il doit redonner aux agent.e.s des perspectives et les moyens d'accomplir leur mission pour mieux répondre aux attentes de la population.
    Il doit engager une véritable réflexion sur la question des services publics.
    Le 16 octobre prochain, c'est en rappelant l'urgence des revendications portées dans l'unité lors de la manifestation du 10 octobre (augmentation du pouvoir d'achat, refus de jour de carence notamment) que nous aborderons le rendez-vous salarial.
    D'ores et déjà les 9 organisations ont convenu de se revoir pour partager leurs analyses des propositions du Gouvernement.
    Paris le 12 octobre 2017


  • Les fonctionnaires se sont exprimés le 10 octobre.


    Communiqué FSU - Les lilas le 12 octobre 2017

    Le projet de budget de 2018 est guidé par l'objectif de la baisse du déficit public en dessous du seuil des 3%. Pour cela, le gouvernement prévoit une baisse de 15 milliards des dépenses publiques ainsi qu'une baisse des prélèvements au bénéfice des plus riches et des entreprises.

    Auditionnée par la Commission des lois de l'Assemblée nationale sur le budget de la Fonction publique pour 2018, la FSU a alerté sur les conséquences désastreuses d'un tel budget qui impactera négativement de fait celui de la sécurité sociale (5 milliards), des collectivités territoriales (3 milliards) et de l'État (7 milliards). Cet affaiblissement des politiques publiques redistributives, avec notamment la mise à mal des services publics, se traduira par un accroissement des inégalités.

    Cette baisse des dépenses publiques se traduit déjà par des mesures telles que le gel de la valeur du point d'indice pour les plus de 5 millions d'agent.e.s de la Fonction publique, le rétablissement de la journée de carence auxquels s'ajoute l'annonce de la suppression de 120 000 emplois publics sur 5 ans dont 70 000 dans le versant territorial.

    Contrairement à l'engagement d'Emmanuel Macron dans le cadre de sa campagne présidentielle : « J'augmenterai votre pouvoir d'achat, comme celui des salariés des entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d'autant », au-delà de la contestable décision de transférer les cotisations sociales sur l'impôt via l'augmentation de la Csg, à ce jour, le scénario du gouvernement se traduit par une compensation partielle qui se traduira donc, compte tenu de l'inflation, d'une nouvelle perte de pouvoir d'achat pour les agent.e.s !

    Alors que l'on voit revenir les vieilles recettes économiques et fiscales qui ont fait la preuve de leur inefficacité, où sont les idées neuves et le modernisme promis par ce gouvernement ? Qui peut croire qu'il suffira de bloquer l'évolution du pouvoir d'achat des fonctionnaires, de les pénaliser en cas d'absence pour maladie, de supprimer des emplois publics et des services, de geler les pensions des retraité.e.s, de réduire les budgets de la santé… pour permettre le redressement du pays ? Le débat sur la création d'un impôt sur la fortune immobilière (IFI) remplaçant le dispositif actuel d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) au 1er janvier 2018 cache mal les choix en faveur des plus riches. Incompréhensible et inadmissible alors que la relance peine et que la crise économique a de si lourdes conséquences sociales en particulier pour les plus en difficulté.

    Pour permettre une croissance durable, le développement d'emplois de qualité dans le privé comme dans le public, répondre aux évolutions de notre société, aux profondes mutations du monde du travail, une autre réforme fiscale plus juste et plus solidaire est incontournable. Il en va de l'avenir des services publics, du rôle et des missions qu'ils ont à jouer pour l'intérêt général et pour une meilleure cohésion sociale. Et les agent.e.s qui les font vivre doivent être reconnus et revalorisés.

    A la veille du rendez-vous salarial de la Fonction publique, et après la forte journée de mobilisations et de grève du 10 octobre dans laquelle se sont exprimés le mécontentement et les attentes des agent.e.s, la FSU appelle le gouvernement à y répondre !


mercredi 11 octobre 2017

  • 10 octobre : beau succès pour les fonctionnaires !

    Et peu importe les inutiles querelles de chiffres, les agents étaient des centaines de milliers hier en grève et dans les manifestations. Tous les observateurs ont estimé que cette journée était très réussie.

    Le gouvernement doit accepter de l'entendre. Car il lui revient maintenant de répondre aux attentes des plus de 5 millions d'agents de la Fonction publique, revendications portées par les 9 fédérations de fonctionnaires qui les représentent.

    Il s'est exprimé hier un fort besoin de reconnaissance de l'engagement professionnel de toutes et tous les agents au service des usagers qu'ils travaillent dans les services hospitaliers, ceux des collectivités territoriales ou encore à ceux de l'État. Ils demandent juste à être plus justement considérés pour ce travail.

    Le gouvernement doit donc revoir sa copie pour le rendez-vous salarial du 16 octobre prochain : valeur du point d'indice, compensation de la hausse de la Csg, journée de carence, création des emplois nécessaires sans compter la nécessité d'engager des moyens financiers à la hauteur des missions.

    Quant au débat sur le rôle des services publics et les missions des agents, la FSU a déjà dit qu'elle y était prête !


lundi 9 octobre 2017

  • Nicolas Girod,secrétaire national pôle Élevage de la Confédération Paysanne.

    Pensez-vous que ces États Généraux de l'Alimentation répondent à une attente du monde rural et de ses organisations ?
    Oui ces EGA répondent à une attente ou plutôt à plusieurs : le besoin de revenu et de reconnaissance du monde paysan qui perd pied petit à petit depuis des années. On a poussé les paysans dans un mur par des politiques publiques orientées vers la course aux volumes, à l'export et à l'agrandissement. Aujourd'hui une majorité d'entre eux n'ont plus de revenus et pas de moyens pour changer de système ou effectuer la nécessaire transition vers une agriculture de qualité qui répondrait aux attentes sociétales. C'était là pour nous le double objectif de ces EGA, le revenu paysan et le changement de modèle.

    Dans quel but la Confédération Paysanne y participe-t-elle ?
    Nous y participons activement an de ne pas laisser la place au modèle dominant incarné par la FNSEA et l'agro-industrie qui voient plutôt d'un mauvais oeil l'idée de réaliser la transition agricole pour les paysans et pour les consommateurs.

    Quelle est votre vision pour une transition agricole et alimentaire ?
    La transition agricole et alimentaire doit aller de pair pour les paysans, les citoyens et les consommateurs. On ne peut plus payer pour un système qui dérègle le climat, appauvrit les sols, détruit la biodiversité, élimine les paysans et fournit une alimentation de piètre qualité.
    Il faut réorienter les politiques publiques, écher des aides vers la transition et ainsi permettre aux paysans de répondre à une demande croissante de qualité, tout en se rémunérant et en retrouvant une place de choix au coeur de la société.
    C'est carrément un changement de modèle de développement que nous attendions mais au vu du premier chantier qui est sur le point de rendre son verdict, il semblerait que très peu de choses bougent et que l'inertie du système soit toujours le plus fort.
    Nous craignons que les paysans aient du mal à trouver des raisons de se réjouir des conclusions attendues.


  • Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU

    Les neuf fédérations de fonctionnaires se retrouveront le 10 octobre. Est-ce un signal fort ?
    Nous sommes évidemment satisfaits d'avoir ainsi amené les neuf fédérations à se retrouver sur cette journée de grève et mobilisations.
    C'est aussi le signe que les attaques sont fortes contre la Fonction publique. Les mesures négatives pour ses agents n'ont cessé de s'accumuler depuis l'arrivée du gouvernement : nouveau gel de la valeur du point d'indice alors que les fonctionnaires ont déjà subi près de 9 % de perte du pouvoir d'achat en sept ans, rétablissement du jour de carence, mesure injuste et inefficace, compensation partielle de la hausse de la CSG remettant en cause le financement de la sécurité sociale et de l'assurance chômage, une possible dé-corrélation de la valeur du point d'indice entre les trois versants de la Fonction publique et enfin remise en cause du calendrier PPCR qui trahirait l'engagement pris par l'État.
    Tout cela impactera fortement le pouvoir d'achat de plus de 5,4 millions d'agents. L'annonce de 120 000 emplois supprimés dont 70 000 à la fonction publique territoriale s'ajoute à ces mesures.
    Nous avions réussi à imposer au précédent gouvernement de rompre avec le gel du point et le versement d'une première revalorisation de 1,2 %, le gouvernement fait machine arrière.
    C'est pourquoi la FSU a proposé dès le mois d'août ce rendez-vous unitaire le 10 octobre aux autres fédérations.

    10 octobre : une unité inédite ?
    Pendant dix ans les fédérations ont été divisées dans l'action. Aujourd'hui, la situation exige l'unité et c'est bon signe d'y être parvenu.
    La journée du 10 octobre n'est pas pour la FSU une simple journée de témoignage du mécontentement des agents. Il s'agit de créer un rapport de force afin d'obtenir une réelle négociation salariale permettant une amélioration du pouvoir d'achat et une meilleure reconnaissance du travail, des qualifications et de l'engagement professionnel des agents.
    Plusieurs études ont démontré que le coût de fonctionnement de l'État en France n'est pas plus important que dans les autres pays d'Europe.
    En proportion du PIB la masse salariale a très peu progressé ces 35 dernières années. Elle représente 12,9 % du PIB en hausse de seulement 0,4 % depuis 1980. La ligne budgétaire veut satisfaire aux critères de déficit de 3 % du budget prôné par l'Europe et crée des mesures favorisant les actionnaires et les entreprises sans s'attaquer à la fraude fiscale et à l'évasion fiscale.
    Les neuf fédérations ont été dans l'action ce 10 octobre pour refuser cette politique et imposer d'autres choix permettant une amélioration des salaires, des droits sociaux et un renforcement de notre modèle social.

    Qu'en attendez-vous ?
    Tout d'abord que le gouvernement entende nos revendications et ouvre de nouvelles discussions.
    Dans cette période où se décide le budget, il s'agit aussi d'obtenir les moyens nécessaires pour que les agents puissent remplir leur mission de service public. La FSU a proposé et obtenu que les neuf fédérations se retrouvent après la journée du 10 pour en faire le bilan et décider des suites à y donner.
    Jamais le besoin de faire du commun n'a été aussi fort. Pour la FSU cela passe par la promotion des services publics de qualité, répondant à tous les besoins de la population sur l'ensemble du territoire. Et ce sont les plus de cinq millions d'agents qui au quotidien assurent ces missions essentielles pour le développement et la cohésion du pays. C'est ce que la FSU portera dans les forums de l'action publique
    organisés dès le mois de novembre par le ministre de l'action et des comptes publics.
    Les enjeux économiques, sociaux, écologiques sont énormes. Une réelle réforme fiscale est indispensable pour assurer les investissements publics La Fonction
    publique et ses agents doivent passer avant les intérêts du monde de la finance.


  • Marie Aleth Grard, vice-présidente d'ATD Quart Monde France

    Marie Aleth Grard, vice-présidente d'ATD Quart Monde France et membre du Conseil
    économique, social et environnemental (CESE).

    Le 17 octobre prochain est la trentième journée mondiale du refus de la misère. Quel sens a cette journée ?
    C'est une belle occasion de mettre à l'honneur les personnes en grande pauvreté, qui s'investissent elles-mêmes et militent pour faire changer les choses, et de leur
    donner la parole. Dire l'insupportable, mais aussi montrer tout ce qui est fait au quotidien pour faire société, tous ensemble. D'ailleurs si ATD Quart Monde portait cette journée il y a 30 ans, aujourd'hui 48 partenaires, syndicats [dont la FSU, ndlr], parents, mouvements pédagogiques, associations sont parties prenantes.

    Quels enjeux, quelles perspectives à venir ?
    La question de la pauvreté relève du politique… mais aussi de l'attention de chacun d'entre nous pour agir auprès des responsables, des élus et dans son quotidien. Par exemple, pour défendre la construction de logements sociaux, trop souvent bloquée, ou faire que l'école accueille tous les enfants quand des oppositions font obstacle. Et puis il faut informer, faire prendre conscience de ce que vivent concrètement les familles en grande pauvreté.

    Comment les choses vont-elles se dérouler ?
    Les 14 et 15 octobre, la place de la République à Paris sera le « Village des initiatives ». L'idée est de faire découvrir l'action d'ATD Quart Monde pour faire société autrement. Les 13, 14 et 15, se jouera dans cet esprit la pièce de théâtre « un peuple les yeux ouverts » à l'Auditorium St-Germain.
    Un temps fort est prévu le 17 octobre au Trocadéro entre 18 h et 19h15, partage de récits et histoires de vies, entrecoupés de chants. Sans oublier toutes les initiatives
    partout en France et le concert à l'Olympia le 17 octobre au soir !

    https://www.atd-quartmonde.fr/14-15-et-17-octobre/


vendredi 6 octobre 2017

mercredi 4 octobre 2017

  • Contrats aidés : une déclaration intersyndicale unanime au CTMEN

    La suppression de 23000 emplois en contrats aidés désorganise le fonctionnement du service public d'éducation. A l'initiative de la FSU, l'ensemble des organisations syndicales représentées au Comité Technique Ministériel ont dénoncé ce véritable plan social et demandé la pérennisation des missions exercées.

    Déclaration intersyndicale
    FSU, UNSA-Education, FNEC-FP FO, SGEN-CFDT, CGT Educ'action

    Nous dénonçons la suppression massive des contrats aidés. A l'Education nationale, elle laisse sans emploi des milliers de personnes engagées dans la vie des écoles et des établissements tout en privant le service public d'Education, comme d'autres services publics, de leur apport.

    Nos organisations jugent que l'arrêt brutal de tout renouvellement de contrat de personnels investis dans des missions essentielles à l'école, va mettre à mal le fonctionnement de l'Ecole et des établissements.

    Dans le domaine de l'accompagnement des élèves en situation de handicap, les besoins ne cessent de croître. La promesse d'un accompagnement pour tous les élèves qui en ont un besoin reconnu est compromise.

    S'agissant de l'assistance administrative aux directeurs d'école, les missions exercées par ces personnels dans l'aide à la direction d'école (AADE) étaient une première réponse aux besoins dans les écoles, permettant aux directrices et directeurs de se consacrer dans une certaine mesure à leurs missions.

    Les activités périscolaires mises en œuvre par les collectivités locales ayant recours à ces contrats précaires sont également touchées par ces suppressions massives.

    Dans les établissements scolaires du second degré, les services de vie scolaire ont besoin d'être renforcés. Les tâches d'entretien et de restauration sont mises à mal. Des personnes en contrat aidé y remplissaient des missions liées à la vie scolaire, d'aide aux professeur.e.s documentalistes, d'aide administrative… avec lesquels les établissements comptaient. Le non renouvellement brutal de ces personnes dans leurs emplois fragilise le fonctionnement de certains établissements.

    Il n'est pas possible de priver les écoles et les établissements de ces missions. Il faut désormais construire des solutions pérennes. Concernant les personnels déjà en poste, la mesure les renvoie au chômage dans un contexte dégradé de retour à l'emploi, sans avoir pu bénéficier de la durée maximum de contrat ni de la formation professionnelle leur permettant une réinsertion sur le marché du travail.

    Nous sommes opposés à l'installation de la précarité dans les écoles et les établissements. Pour nous il est nécessaire de stabiliser les missions exercées par ces personnels sur des emplois pérennes d'agents publics car les missions qu'ils recouvrent participent durablement de la qualité du service public.

    Nos organisations syndicales dénoncent fermement ces suppressions, exigent le maintien et le retour de ces personnels sur leurs emplois et demandent qu'ils bénéficient d'une formation qualifiante dans la perspective d'un emploi statutaire


mardi 3 octobre 2017

  • Catalogne : la Fsu appelle au dialogue et respect des droits

    Le gouvernement de la communauté autonome de Catalogne avait annoncé depuis plusieurs semaines l'organisation d'un référendum sur l'autodétermination. Le gouvernement espagnol a décidé d'interdire ce référendum qu'il a jugé illégal et non conforme à la constitution, constitution qui avait déjà été utilisée pour revenir sur certains droits accordés depuis 2006 à la Catalogne.
    Avant la tenue du scrutin, perquisitions et saisie de matériel électoral se succédanées. Déjà le 20 septembre, le gouvernement espagnol, avait franchi un pas intolérable en ordonnant l'arrestation de 14 hauts fonctionnaires du gouvernement Catalan.
    Les relations entre l'État central et la Catalogne doivent faire l'objet d'un règlement politique qui ne saurait se régler par la violence.
    Le choix fait par le gouvernement de Mariano Rajoy d'interdire purement et simplement le referendum en n'hésitant pas à saisir le matériel de vote et fermer les bureaux ne pouvait pas être la solution. Cela n'a fait qu'exacerber les tensions. Les autorités catalanes ont alors maintenu le référendum sur l'indépendance de la Catalogne ; la réponse du gouvernement a consisté à user d'une violence inacceptable.
    La FSU ne peut rester indifférente aux agressions policières d'une grande brutalité exercées dimanche contre des citoyen-nes pacifiques voulant exercer leur droit élémentaire de vote.
    Ce n'est pas par la force que Mariano Rajoy et son gouvernement résoudront la question catalane.
    La FSU condamne ces violences, exprime sa solidarité avec le mouvement syndical en Catalogne et plus largement en Espagne qui appelle à la grève nationale ce mardi 3 octobre. Elle en appelle au nécessaire dialogue et au respect des droits comme il est d'usage dans une démocratie.

    Les Lilas le 3 octobre 2017


lundi 2 octobre 2017

  • Manifestations du 10 octobre 2017

    Cliquer sur un point pour voir le lieu et l'heure de la manifestation.

    Voir aussi le 4 pages Grève du 10 octobre


  • Lettre électronique FSU du MEN octobre 2017

    Contrats aidés

    Non à la suppression pure et simple

    La suppression de 23 000 emplois en contrats aidés désorganise le fonctionnement du service public d'éducation. A l'initiative de la FSU, l'ensemble des organisations syndicales représentées au Comité Technique Ministériel ont dénoncé ce véritable plan social et demandé la pérennisation des missions exercées.


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    Retraite

    Réforme miracle
    pour qui ?

    Lors de la remise du rapport du comité de suivi des retraites (CSR) le 13 juillet dernier, le Premier Ministre a indiqué qu'il « engagera la rénovation du système de retraite pour le rendre plus juste et plus transparent, tout en préservant les équilibres financiers ».


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    Confiance

    La confiance muée en inquiétudes avérées

    Loin des déclarations rassurantes du ministre de l'Éducation nationale, les personnels de direction sont inquiets tant le système éducatif, mis à mal, perd de son sens et en oublie l'humain.
    Souhaitons que la confiance désirée ne se transforme pas en défiance.


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    FSU

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    93260 Les Lilas

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  • Lorsque la confiance souhaitée se transforme en inquiétudes avérées

    Loin des déclarations rassurantes du ministre de l'Éducation nationale, les personnels de direction sont inquiets tant le système éducatif, mis à mal, perd de son sens et en oublie l'humain.
    Des dysfonctionnements importants dans les processus d'orientation, que ce soit post troisième ou post bac, des examens en collège qui ne sont plus en adéquation avec leurs finalités, que ce soit le DNB ou le CFG, une politique numérique qui tangue tant sur le pôle administratif que pédagogique, un point d'équilibre dans les rapports Etat / Collectivités qui est déplacé, un calendrier de mise en œuvre des PPCR remis en discussion, … autant d'illustrations qui aident à comprendre le très fort sentiment d'insatisfaction des personnels de direction alors placés en première ligne face aux contradictions du système et des mécontentements des personnels, des élèves et de leurs familles.
    La préparation de la rentrée 2018 se situe dans la même lignée : le Ministre communique un certain nombre d'annonces : le retour des classes bi-langues et enseignements de culture et langues européennes, le retour du grec et du latin. Des moyens, il n'est pas question, bien au contraire, -2600 postes dans le second degré ainsi que -200 postes administratifs ! Nos inquiétudes sont partagées par les enseignants. Quels arbitrages pourrons-nous donner quand les visées du Ministre sont tout à la fois dogmatiques et financières ? Un tel pilotage n'est ni à la hauteur des enjeux que doit relever l'Éducation nationale, ni à celle de l'engagement des fonctionnaires qui œuvrent quotidiennement à la réussite des élèves.
    Nous subissons toujours les effets du décret du 5 janvier 2012 sur « l'organisation académique » avec regroupements de services, mutualisations… qui ont un effet souvent désastreux non seulement sur les personnels directement impliqués, mais également sur le service rendu aux établissements, ce qui a des conséquences directes sur les conditions de travail des personnels de direction. L'accroissement potentiel du périmètre des académies en lien avec les nouvelles régions et la direction de deux académies par un même Recteur renforce les difficultés existantes et leur ouvre un nouveau champ d'élargissement.
    L'ouverture de la réflexion sur l'autonomie des établissements pourrait être l'occasion de refonder les principes fondamentaux de l'Éducation Nationale telle que nous la connaissons aujourd'hui. Le snU.pden-FSU ne réclame pas plus d'autonomie, les établissements ont les marges de manœuvre réglementaires nécessaires pour s'adapter aux conditions locales de l'exercice. Il s'agit bien de l'élaboration d'un autre système que celui que nous connaissons aujourd'hui qui est lancé par le Ministre Blanquer, dont la mise en concurrence renforcée des personnels et des établissements. Nous récusons ces orientations.

    Il est nécessaire de construire une politique éducative ambitieuse, qui s'installe dans la durée, qui reconnaisse la professionnalité de tous les personnels, qui fassent vivre les établissements dans un cadre bien défini, avec la garantie de l'État que l'Éducation demeure Nationale.

    La confiance souhaitée par le Ministre doit se construire sur des actes et non sur une seule imprécation. Souhaitons que la confiance désirée ne se transforme pas en défiance.


  • Retraite : Réforme miracle pour qui ?

    Lors de la remise du rapport du comité de suivi des retraites (CSR) le 13 juillet dernier, le Premier Ministre a indiqué qu'il « engagera la rénovation du système de retraite pour le rendre plus juste et plus transparent, tout en préservant les équilibres financiers »

    Pour la première fois depuis sa création en 2014, le Comité de suivi des retraites (CSR) a formulé des recommandations pour « prendre les mesures nécessaires pour ramener le système sur une trajectoire d'équilibre », sans pour autant « faire de recommandation précise sur le calendrier qui dépend de divers arbitrages qui reviennent au gouvernement. Les recommandations du CSR s'appuient notamment sur le rapport annuel que le COR publie régulièrement au mois de juin.

    Des contributions discutables…
    Suite à la publication par l'Insee de nouvelles projections démographiques le Conseil d'orientation des retraites (COR) vient de souligner que le rapport entre le nombre de personnes âgées (plus de 60 ans) et nombre d'adultes en emploi (20 à 59 ans) devrait être révisé à la hausse d'environ + 3 % vers 2040 et + 6 % vers 2060. Il s'appuie sur la prévision d'une baisse de recettes attribuée à une démographie moins favorable et un solde migratoire annuel négatif . Le COR estimait l'an dernier que le solde financier du système de retraites pourrait revenir à l'équilibre financier entre 2020 et 2030 et « dégager des excédents à plus long terme » avec une croissance minimum d'1,5%. Il repousse aujourd'hui cet équilibre à 2040. En outre, le CSR a raison d'inviter à une réflexion approfondie sur le recours au Fonds de réserve pour les retraites créé à l'origine pour aider à passer la bosse démographique.
    Dans ce contexte, le CSR révise ses hypothèses relatives à la masse salariale de la fonction publique. La politique salariale de l'État (moins d'emplois, gel de la valeur du point d'indice, hausse de la part des primes) diminue la part des cotisations des fonctionnaires dans l'ensemble des ressources des régimes de retraite, provoquant ainsi un affaiblissement pour l'ensemble du système ! C'est le principe de l'arroseur arrosé ! Le comité écorne aussi certaines pistes envisagées qui ne lui semblent pas obligatoirement génératrices d'économies, notamment celles qui seraient liées à la suppression des catégories actives de la Fonction publique.

    … pour quelles réformes ?
    Le gouvernement a annoncé prendre pour 2018 l'initiative d'une nouvelle réforme des retraites. Son projet réside dans le passage à un régime par points ou en comptes notionnels. L'ajustement des pensions se faisant « mécaniquement », en fonction de la conjoncture ou l'espérance de vie. Ceci aurait pour principale conséquence d'individualiser les droits en faisant disparaître les références collectives à un âge de départ ou à une durée de cotisation. Plus besoin de débat sur le financement des retraites car le régime serait dégagé de toute obligation en matière de taux de remplacement et de niveau de vie des retraités, chaque individu étant renvoyé à sa responsabilité individuelle pour construire sa retraite. Mais on sait bien que les « choix » faits par chacun peuvent être subis ou contraints par des situations différentes d'emploi, de pénibilité du travail et de revenus, de famille…Cela conduirait à accroître les inégalités de retraites.

    Le CSR, lui, considère que les ajustements peuvent être de nature différente et suggère de procéder par étapes tout en évoquant pour le plus long terme des mesures relatives à l'âge. En clair, il ne faut pas exclure un nouveau report de l'âge d'ouverture des droits en lien avec la dégradation du solde causée par l'allongement de l'espérance de vie.
    Pour le comité, à court terme une mesure telle qu'une sous-indexation des pensions permettrait des économies assez rapides tout en reconnaissant qu'elle pourrait poser « des difficultés d'acceptation sociale » au moment même où le gouvernement augmente la CSG…

    La FSU refuse une nouvelle baisse des pensions
    Si l'on veut maintenir le niveau de vie des retraités, il faut nécessairement accroître les moyens de financement des régimes de retraite. C'est un enjeu de solidarité ! Les débats sur la réforme systémique occultent cette réalité et font le choix de la baisse des pensions, sans oser assumer politiquement ce choix vis-à-vis de l'opinion. Pour la FSU, il n'est pas question d'entériner des dégradations de nos systèmes de retraites, ni d'abandonner le code des pensions.


  • Avec la FSU, engagé-e-s pour gagner des améliorations et refuser les mauvais coups

    Le 10 octobre prochain, à l'initiative de la FSU, l'ensemble des organisations syndicales de la Fonction publique appellent les personnels à se mobiliser dans une grande journée d'action et de grève unitaire.

    La FSU a agi avec constance ces derniers mois pour rendre possible cette unité syndicale autour d'orientations revendicatives à même de répondre aux urgences pour la Fonction publique en général, et particulièrement pour l'Éducation nationale.

    Les annonces du gouvernement à l'endroit de la Fonction publique, de ses personnels, de la reconnaissance de leur travail et de leur engagement quotidiens, notamment en matière de pouvoir d'achat, ont rendu urgente la construction de cette journée d'action et de grève. Le temps est déjà loin des promesses électorales. Et la place est manifestement aux mauvais coups.

    En effet, il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que la réalité des intentions du gouvernement, vertébrées par la volonté de mettre de nouveaux tours de vis d'austérité dans les budgets publics, se traduise par des annonces de nouveaux reculs. Jugeons-en :

    baisse des salaires des fonctionnaires : par un retour au gel de la valeur du point d'indice qui pourtant a décroché de l'inflation depuis plus de quinze années, ou par l'absence de compensation de la hausse de la hausse de la CSG ; cela se traduira donc par l'absence a minima d'augmentation du pouvoir d'achat comme cela a été annoncé pour le secteur privé, voire des diminutions de la rémunération nette ;

    coup de frein possible sur les carrières : en annonçant réfléchir à un « étalement » remettant en cause le calendrier d'application des mesures PPCR qui constituent pourtant la seule perspective actuelle de revalorisation ;

    affaiblissement de la protection sociale : en prévoyant dans le projet de loi de finances pour 2018 le rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires, mesure démagogique, stigmatisante et pénalisante pour les personnels faisant valoir leur droit à la santé… et inutile du point de vue budgétaire puisque toutes études montrent que les arrêts n'en seraient que plus longs...

    retour de la politique de suppressions de postes : en n'annonçant aucune création de postes au budget 2018 pour l'Éducation nationale, le gouvernement indique ne pas vouloir prendre en compte les besoins pour améliorer les conditions de travail et relever les défis de la hausse de la démographie ; des redéploiements sont annoncés pour pallier les plus gros besoins et des suppressions vont impacter les établissements du second degré et les services administratifs.

    Pourtant, la réussite de tous les élèves devrait rester l'objectif central. Cela passe d'abord par respecter les personnels qui font vivre l'Éducation nationale, reconnaître leur engagement, leur donner les moyens de faire leurs métiers, et arrêter de les paupériser et de dégrader les conditions de leurs carrières, en finir avec toutes les logiques de déqualifications.

    Mardi 10 octobre : toutes et tous ensemble, en grève et dans les manifestations

    Pour :

    • obtenir une revalorisation salariale, combattre le gel de la valeur du point d'indice et obtenir une compensation de la CSG sur le traitement indiciaire pour une réelle amélioration du pouvoir d'achat.

    • la reconnaissance du travail des personnels, l'amélioration des déroulements de carrière, la défense des avancées du protocole PPCR et une vraie reconnaissance par de nouvelles étapes de revalorisation des grilles indiciaires.

    • des conditions de travail améliorées : des créations d'emplois pour répondre aux besoins (hausse démographique, réduction de la taille des classes...).

    • combattre le retour du jour de carence en cas d'arrêt maladie.


  • Engagé-es le 10 octobre !

    La FSU appelle toutes et tous les personnels de l'Éducation nationale à être en grève et à se mobiliser le 10 octobre.

    Il s'agit, dans un cadre unitaire inédit où se retrouvent toutes les fédérations de fonctionnaires, d'obtenir une véritable négociation salariale : réelle reconnaissance du travail, des missions et de l'engagement professionnel des agent.e.s, augmentation du pouvoir d'achat, revalorisation des carrières, compensation de la CSG avec un gain en termes de pouvoir d'achat comme promis par E. Macron lors de la campagne présidentielle, non rétablissement de la journée de carence et obtention des moyens nécessaires pour permettre aux personnels d'exercer leurs missions de services publics.

    D'autant que le budget prévu pour 2018 va encore fragiliser les services publics rendus aux usagers !

    Alors le 10 octobre toutes et tous en grève !


  • Engagé-es le 10 octobre !

    Alors que la Fsu, avec l'ensemble des fédérations de fonctionnaires, appelle toutes et tous les agents-es de la Fonction publique à être en grève et à se mobiliser le 10 octobre, le gouvernement vient de reporter le rendez-vous salarial prévu ce jour la au 16 octobre. Sans aucun doute, le signe que le gouvernement va devoir en tenir compte ! Alors faisons du 10 une grande journée de grève et d'action afin d'obtenir une véritable négociation salariale qui aboutisse à une réelle reconnaissance du travail, des missions et de l'engagement professionnel des agent.e.s par une augmentation du pouvoir d'achat et la revalorisation des carrières, le non rétablissement de la journée de carence et les moyens nécessaires pour permettre aux agent.e.s d'exercer leurs missions de services publics.

    Depuis l'arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s'accumulent : gel de la valeur du point indice, rétablissement de la journée de carence, perspective de 120 000 suppressions d'emplois sur les 3 versants de la Fonction publique... Et contrairement à l'engagement fait par Emmanuel Macron dans le cadre de sa campagne présidentielle d'augmenter le pouvoir d'achat de tous les salarié-es : "vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d'autant”, la hausse de la Csg se traduira dans la Fonction publique au mieux par une simple compensation c'est à dire sans gain de pouvoir d'achat...

    Et le budget prévu pour 2018 va encore fragiliser les services publics rendus aux usagers.

    Alors le 10 toutes et tous en grève !

    Alors le 10 octobre toutes et tous en grève !


  • Manifestations pour le droit à l'avortement : Les femmes décident !

    La FSU a participé à ces manifestations organisées dans plusieurs villes françaises mais aussi à Bruxelles, dans le cadre de la Journée mondiale du droit à l'avortement du 28 septembre.
    En France, un collectif (créé à l'initiative de la MMF française, du CADAC et du Planning familial) a organisé les actions en région, mais aussi impulsé un appel commun (signé par la FSU) et une pétition ; il a aussi centralisé les informations sur son site . Il a été décidé d'envoyer des délégations à Bruxelles et la France était bien représentée.
    La manifestation européenne a rassemblé plus d'un millier de personnes dans le parc du Centenaire. Des délégations de Pologne et d'Irlande , où l'avortement est toujours très contraint , avaient fait le déplacement pour sensibiliser l'opinion à leur situation.
    Dans d'autres pays, c'est un recul qui est ressenti aujourd'hui, selon Marcela de la Pena Valdivia, coordinatrice de la Marche des femmes en Belgique, à l'initiative de la mobilisation : le maintien de la clause de conscience des médecins en Italie, l'absence de structures hospitalières adéquates en Grèce, les restrictions de personnels et les suppressions de centres dédiés en France ou aux Pays-Bas…, et surtout, l'élection de gouvernements de plus en plus réactionnaires et rétrogrades.
    Aujourd'hui le droit à l'avortement en Europe relève en effet de la compétence de chaque État. « La sexualité des femmes n'est pas inscrite au niveau des droits fondamentaux au sein de l'Union européenne » regrette M. de la Pena Valdivia.
    En Belgique, des élu∙es ont déposé des propositions de loi visant à retirer l'avortement du Code pénal et à améliorer les conditions d'accès. L'idée est d'évoluer vers le droit des femmes à la libre disposition de leur corps, droit guidé par des pratiques de santé publique et relevant d'un choix personnel . C'est un droit fondamental.

    La pétition exigeant que « nos gouvernements nationaux, le Parlement européen et le Conseil de l'Europe garantissent ce droit fondamental » remise aux parlementaires européens à cette occasion, avait recueilli plus de 22.000 signatures.

    TANT QUE TOUTES LES FEMMES NE SERONT PAS LIBRES,
    NOUS SERONS EN MARCHE !

    1. Collectif des Associations pour le Droit à l Avortement et la Contraception
    2. http://avortementeurope.org/lappel
    3. Une prochaine manifestation pourrait avoir lieu en Irlande pour soutenir le combat de ces femmes.
    4. Idem en Hongrie, et il est interdit à Malte
    5. « Mon corps m'appartient, je choisis ma vie »

vendredi 22 septembre 2017

  • Après les insultes du MEDEF...

    La FSU prend acte des excuses de Pierre Gattaz et du retrait de la campagne du Medef contre l'Ecole. Mais, si la FSU ne l'avait pas mise sur la place publique, cette campagne aurait bien continuée.
    C'est bien ce que sous tend cette campagne qui inquiète la FSU : négation de l'engagement quotidien des enseignants pour faire réussir tous les élèves, méconnaissance du rôle du système éducatif, résurgence d'une vieille opposition Ecole/Entreprise, clichés sur l'Ecole...

    Cette campagne a soulevé une légitime colère, beaucoup d'indignation et de critiques.

    La FSU appelle chacun à faire preuve de responsabilité pour aborder les questions d'Education, de formation et d'emploi. Et ce à la veille de discussions sur la formation professionnelle et l'apprentissage.

    Contre-campagne de la FSU sur les réseaux sociaux


  • POUR ELLES infos - septembre 2017

    Au sommaire :

    • P.1– Edito
    • P.2– Bibliothèque Marguerite Durand
    • P.2-3– 25 novembre 2017
    • P.3– Femmes et hommes dans l'espace public
    • P.4– Stage Femmes FSU 2017
    • P.4– Pour le droit à l'avortement partout en Europe
    • P.4– Livre : 20 ans des journées intersyndicales femmes
    • P.4– Film : 120 battements par minute
    PDF - 1.3 Mo
    POUR ELLES infos - septembre 2017

Contact

FSU MOSELLE

1 rue du Pré Chaudron
57070 METZ


Tél : 03 87 55 15 40
Mél : fsu57@fsu.fr

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Brèves

24 septembre - 10 octobre. Manifestation à METZ

Départ de la manifestation unitaire
10 h 00
Place de la Gare METZ

15 septembre - CONFERENCE A L’IRTS de NANCY le 21/09/2017 à partir de 18 h 00.

PROGRAMME
18 H : Accueil
18h30 : LES ETATS GENERAUX ALTERNATIFS DU TRAVAIL SOCIAL EN LORRAINE (...)

15 septembre - 21 SEPTEMBRE A METZ

MANIFESTATION
DEPART 16 H 00 PLACE DE LA GARE METZ

7 avril - 1er mai en Moselle

Départ de la manifestation
10 h 30
Place de la Gare METZ

14 octobre 2016 - HAYANGE EXPULSION DU SECOURS POPULAIRE

POUR SIGNER LA PETITION DE SOUTIEN IL SUFFIT DE CLIQUER ICI. MERCI.